Terre des enfants


Envoie  un mail à Geneviève Piret, fondatrice de "Terre des enfants"!
 

Deux importantes rencontres:

1) le samedi 27 mars 2010 à 18 h, devant l'ancien domicile de notre regrettée amie la grande voyageuse Ella Maillart, en souvenir d'elle (ce sera le 13ième anniversaire de son décès), nous servirons la "soupe d'Ella" (aux légumes) à ceux qui auraient aimé l'avoir connue et à ceux qui l'ont connue. Une étudiante nous fera un court récit de son voyage sur les terres parcourues par Ella Maillart dans les années 1930-1940.

Vous êtes cordialement invités à cette rencontre informelle.

2) le lundi 12 avril, il vous sera possible de rencontrer notre ami le Français Dominique Lemay, venu de Manille où il s'occupe, avec sa "Fondation Virlanie" de plus de 450 enfants dans la Fondation et de plus de 550 enfants dans les programmes directement dans les communautéss. Il vient d'écrire son histoire "Ils n'ont pas choisi les trottoirs de Manille", Editions Presses de la Renaissance, Paris, 2009,

a) à la FNAC de Lausanne, à 16h30 : présentation et interview

b) à Fonction-Cinéma, au Grütli, à 19h30, à Genève : présentation de la Fondation Virlanie, suivie d'une discussion (en français et en anglais).

    Prière de s'inscrire à <virlanie.ch@gmail.com>



Suite au SMS envoyé sur le 079 448 46 08, le portable de Geneviève Piret, le 15.3.2010 à 18h40 par Ivan, un bénévole de "Terre des enfants" habitant à Lausanne et disant: "Je viens d'aller sur le site de Terre des enfants et je trouve dommage de ne pas y voir l'histoire de la création ... de Terre des enfants, Geneviève a écrit ceci, les 18 et 20 mars 2010:

HISTOIRE DE LA CREATION DE "TERRE DES ENFANTS"

Il était une fois à Genève une femme qui allait avoir 40 ans. Elle était divorcée et vivait avec ses deux enfants, un garçon de 14 ans et une fille de 11 ans. Elle travaillait dans une organisation internationale de protection de l'enfance (l'UIPE) et s'appelait Geneviève Piret.

Après de belles vacances blanches avec ses enfants dans un chalet de la vallée d'Abondance où son amie Gigi, maman d'un fils de 14 ans, les avait invités, elle avait repris son travail près des Nations Unies.

L'après-midi du 6 janvier 1977, elle a eu le temps de lire "La Suisse". Un article l'a scandalisée. C'était une dépêche de l'Agence France Presse (AFP) qui relatait un hold-up de banque commis par une maman de 32 ans, Anne-Marie, et sa fille de 11 ans, Patricia, dans la région de St-Etienne. Par dénuement, elles avaient "attaqué" une banque! La police les avaient arrêtées peu après. La mère avait été mise en prison et sa fille ainsi qu'une petite soeur et un petit frère avaient été placés dans une sorte d'orphelinat. Patricia avait dit à son juge "qu'elle avait fait cela pour aider sa maman" (qui n'avait eu que des pâtes et du café à leur offrir pour Noël et Nouvel An, dans une maison sans chauffage, le gaz liquide leur ayant été coupé car la maman n'avait pas pu payer la facture)!

Le sang de Geneviève n'a fait qu'un tour. Pour le bien de ses enfants, cette femme, il fallait l'aider plutôt que la mettre en prison, a pensé Geneviève. Elle a photocopié l'article pour le distribuer à ses collègues et dans le bureau de l'un d'eux, Nigel Cantwell, elle a tapé du poing sur une table en déclarant "cette femme, je la fais sortir de prison!"

Des téléphones à l'AFP de Genève et de Lyon lui ont permis de connaître l'identité de la prisonnière. Il lui fallait une bonne avocate en France. Qui? - Gisèle Halimi! Geneviève téléphone à Paris. La collègue de Gisèle lui apprend que le matin-même, après avoir lu la même histoire dans "Le Monde", Gisèle avait dit qu'elle était prête à défendre gratuitement cette femme. Oui, mais comment la prisonnière pouvait-elle l'apprendre, sachant que les avocats n'ont pas le droit de faire leurs offres aux prisonniers?

Et Geneviève de demander: et si j'allais à St-Etienne la voir et l'en informer? - Ce serait génial, a dit l'avocate parisienne Agnès Fichot.

Geneviève est rentrée chez elle à la fin de son travail et a expliqué à ses enfants qu'elle partait en train à St- Etienne essayer de faire sortir de prison une maman désespérée qui n'avait trouvé qu'un hold-up de banque "pour faire quelque chose pour ses enfants"! C'est bien. Vas-y, lui ont-ils dit. Geneviève leur a laissé un peu d'argent pour acheter à manger chez le traiteur voisin car elle ne savait pas combien de jours il lui faudrait pour aboutir. Dans le train, Geneviève a engagé la conversation avec un couple. C'était des gens influents de St-Etienne. L'homme avait une fabrique de valises et sa femme était restauratrice de tableaux. Geneviève leur a expliqué sa démarche et ces gens ont décidé de l'aider. Ils l'ont invitée à dormir chez eux. Le lendemain matin, l'industriel a téléphoné au juge pour lui demander un rendez-vous "pour sa femme et pour une femme de Genève, de l'UIPE". Le rendez-vous accordé à 10h au Tribunal de St-Etienne. Et là, Geneviève et la notable locale ont plaidé pour la maman emprisonnée, qui avait besoin de récupérer ses enfants et d'être aidée, remise à flot, pour pouvoir les élever dans de meilleures conditions. Genève allait l'aider financièrement. Le juge a demandé à Geneviève si elle voulait rendre visite à la détenue. Oui, évidemment! Il lui a fait un permis de visite et Geneviève est partie pour la prison "La Talaudière" située en dehors de St-Etienne. Et elle a vu Anne-Marie, derrière une vitre. Elle lui a dit de demander à être défendue par Gisèle Halimi, mais, derrière la vitre, Anne-Marie n'avait ni papier, ni crayon pour noter ce nom. Geneviève lui avait apporté une couronne des rois et une plaque de chocolat, mais la vitre empêchait aussi de lui donner cela. Puis, brusquement, la visite a été interrompue. "La visite est terminée" a dit une gardienne!

Geneviève s'est retrouvée dans le froid de ce 7 janvier 1977, hors de la prison. Aucune cabine téléphonique pour appeler un taxi! Elle a donc marché dans cette petite route déserte, son chemin de Damas à elle, a-t-elle pensé, en mangeant de la couronne des rois et du chocolat pour se redonner du courage, jusqu'à ce qu'un avocat en voiture s'arrête pour la ramener en ville.

Ce que j'ai omis de dire, c'est que Geneviève avait encore pu parler au juge de l'enfant et au Procureur, au Tribunal, et que le Procureur lui avait conseillé de voir le directeur de la DDASS, le lendemain matin. Ce qu'elle avait fait. Et, samedi 8 janvier 1977, à midi ... Anne-Marie était libérée et amenée dans un refuge pour mères célibataires! Geneviève pouvait rentrer chez elle: mission accomplie.

Le lendemain, un dimanche, elle a téléphoné à ses collègues pour leur annoncer la réussite de sa démarche. Informe le Secrétaire général de l'UIPE, pour ne pas avoir d'ennuis, lui ont-ils conseillé. Ce qu'elle a fait en appelant chez lui. Sa femme lui a appris qu'il était déjà à l'aéroport, en partance pour le Cameroun. Geneviève a sauté dans sa 2 CV, a réussi à passer la douane et à trouver son patron qui lui a dit: "C'est bien, mais vous ne devez pas être paternaliste avec cette femme, vous ne pouvez pas bénéficier du fonds de secours Eglantyne Jebb (la fondatrice de l'UIPE) pour régler des dettes de cette femme et vous n'avez pas le droit d'utiliser le nom de l'UIPE comme cela (ce n'était pas lui qui l'avait envoyée à St-Etienne, elle s'y étais envoyée toute seule!) et il faut laisser désormais la DDASS française s'occuper de cette femme!

Tôt le lendemain, dans son bain, Geneviève s'est dit: je suis heureuse. Elle est libre! Mais la laisser tomber maintenant, c'est comme avoir fait "un coup d'épée dans l'eau"!

Si je ne peux pas utiliser le nom de l'UIPE, je n'ai qu'à en trouver un autre! ... "Terre des hommes" est une bonne
organisation. Je ferai "Terre des femmes"! Ni une, ni deux, Geneviève est allée dans une poste ouverte à 7 h du matin
lancer des télex aux journaux disant:

    "Aujourd'hui à Genève, un mouvement international d'entraide directe entre les femmes est né,                                         "Terre des femmes", suite à un fait divers (la libération de prison d'une maman sans ressources     ayant commis un hold-up de banque avec sa fille de 11 ans à St-Etienne (France).

    Longue vie à Terre des femmes!"

Geneviève avait signé et mis ses numéros de téléphones professionnel et privé. Des journalistes l'ont appelée et sont venues l'interviewer à son travail. Elles lui ont demandé un numéro de compte pour les lectrices et les lecteurs qui voudraient aider Anne-Marie. A la banque, en bas de son travail, on a conseillé à Geneviève d'ouvrir une rubrique à son compte au nom de "Terre des femmes".

De bons articles ont paru, de l'argent et des bénévoles sont arrivés, et l'on a pu aider Anne-Marie à payer une partie
de ses dettes.

"Terre des enfants" est né le lendemain, le 11 janvier 1977, quand Geneviève a entendu sa fille dire à sa petite copine "tu sais, ma maman, hier, elle a fait "Terre des femmes"! Mais elles, elles pourraient faire "Terre des enfants", un mouvement d'entraide directe entre les enfants, a pensé Geneviève qui est allée le leur dire. - Mais comment? - En en parlant à vos camarades d'école! - Ce serait mieux si tu venais le leur expliquer, a dit la copine de la fille de Geneviève. Elles étaient à l'Ecole Active de Genève et le maître a accepté que Geneviève explique aux élèves comment ils pourraient aider la petite Patricia de 11 ans, à St-Etienne. Ils ont décoré aux feutres de couleur les invendus reçus de la "Tribune de Genève" qui contenaient l'article "Par détresse une mère avait commis un "hold-up" avec sa fillette à St- Etienne. Une habitante de Genève la fait libérer et lance un mouvement d'entraide international". En couleur, ils ont rajouté "Terre des enfants", leur prénom et "pour Patricia" et sont allés proposer ces journaux aux passants de leur quartier.

Le 14 janvier 1977, dans la "Tribune de Genève", Anne-Marie Ley écrivait, sous une photo de la fille de Geneviève et de sa copine Pumpy, proposant leurs journaux décorés devant le Centre commercial de Meyrin: "Des écolières genevoises
lancent une action de solidarité en faveur de la fillette qui participa avec sa maman au "hold-up mascadrade" de St-Etienne.

"Terre des enfants" est devenu "Terre des enfants TOUS RESPECTéS" après que "Terre des femmes" soit devenue "Terre des femmes-Stop à l'inceste", le 10 janvier 1986.

Peu avant, Geneviève avait rencontré dans un café une femme qui lui avait raconté en pleurant qu'elle avait été victime d'inceste à Berlin. Tu n'es pas seule, lui a dit Geneviève. A moi aussi, cela est arrivé, ici, à Genève. C'était la première fois que Geneviève rencontrait une autre "survivante de l'inceste père/fille". Ensemble, elles allaient pouvoir mettre le sujet, alors complètement tabou, sur la place publique,pour commencer un travail de prévention, pour que les enfants soient TOUS RESPECTéS et plus abusés sexuellement en secret, dans la "sphère privée" des familles, et aussi pour apporter un soutien efficace aux enfants actuellement abusés!

C'est comme cela, cher Ivan, que "Terre des enfants TOUS RESPECTéS"  a été créé.

Geneviève Piret

 



Genève, du mercredi 16 décembre 2009, 1h00 (1er réveil) au jeudi 31 décembre 2009, 13h00

            Pour l'invitation à notre Assemblée générale du 10 janvier 2010
            ==========================================================
Je m'y prends plus tôt que les autres années pour rédiger ces dernières nouvelles. C'est pour ne rien oublier de ce que nous avons à vous dire, à vous qui nous soutenez par vos dons financiers et par vos pensées. Combien de fois vous nous avez permis de régler des factures relatives à nos frais alors que sans vous, le compte de Terre des enfants, "Le Kiosque" ne l'aurait pas pu! Nous vous en sommes profondément reconnaissantes.

1. NOTRE ASSEMBLéE GéNéRALE ANNUELLE DU 10 JANVIER Le 10 janvier 2010 sera un dimanche, et, comme l'an passé, nous vous proposons de nous réunir ce jour-là chez notre fidèle membre du Comité,
          Arlette Derbès-Chédel, à 19h00,
          7, rue des Vollandes, rez gauche
          1207 Genève.
Vous y êtes chaleureusement invité-e-s, que vous ayez déjà rempli votre carte de membre ou pas encore.

2. EN SOUVENIR DE NOTRE CHèRE ET REGRETTéE AMIE ELLA MAILLART Le 27 mars 2010, anniversaire de son décès en 1997, sera un samedi.
Si nous en avons les moyens financiers, nous mettrons, dans les pages décès de la "Tribune de Genève", notre IN MEMORIAM pour cette grande voyageuse genevoise.
Comme d'autres années depuis 2004, nous nous réunirons vers 18h devant l'immeuble où elle a habité, au 10 de l'avenue

Gaspard-Vallette, en-dessous du Parc Bertrand, pour échanger nos souvenirs d'elle, nous qui l'avons connue, avec celles et ceux qui sont intéressés par la vie de cette femme exceptionnelle qui a marqué nos vies.

Elle vivait de façon très économique afin de pouvoir financer ses voyages lointains. Tous les soirs, elle senourrissait d'une soupe aux légumes, de pain et de fromage. C'est pourquoi, en souvenir d'elle, nous préparerons

                                           LA SOUPE D'ELLA

pour vous qui répondrez à notre invitation!

Sachez que les Editions Zoé viennent de sortir un coffret contenant un CD d'interviews d'Ella de la RSR et et un DVD d'émissions avec elle à la TVSR. C'est un vrai bonheur de la revoir et de la réentendre!

3. UN PROCèS POUR INCESTE

Dans la semaine du 8 au 11 décembre 2009, Geneviève a assisté au procès d'assises intenté par la fille d'un père incestueux. Il l'avait abusée depuis  qu'elle avait 8 ans jusqu'à ses 22 ans!

Cet inculpé était défendu par deux ténors du barrault, Charles Poncet et Marc Bonnant. Ils se sont évertués à essayer de faire passer leur ami et client pour un innocent et sa fille et son frère, par deux fois témoin, pour des menteurs!

C'était très pénible de les entendre plaider, après le témoignage bouleversant du frère qui a vu de ses yeux, quand il n'avait que 15 ans, son père traiter sa soeur de "petite pute" et l'abuser.

Geneviève n'a pas été la seule à sortir du Tribunal les jambes coupées après cette audition.

Heureusement, elle a pu aller dîner chez son amie Arlette et lui raconter ce témoignage bouleversant, ce qui lui a permis de retrouver ses forces!

Le verdict fut surprenant: 3 ans avec sursis dont 6 mois ferme, mais seulement la nuit, afin que ce "père" incestueux puisse continuer son travail d'expert comptable au service de nos grands avocats et qu'il puisse ainsi pouvoir payer la pension de sa femme (dont il est séparé mais pas encore divorcé), les frais de justice et les dommages et intérêts dus à sa fille!

Le substitut du procureur avait pourtant réclamé une peine de réclusion de 6 ans!

Mais le jury a pensé que 6 mois de prison la nuit, c'était suffisant pour cet homme de 71 ans maintenant, dont la dernière parole à son procès a été: "je jure devant Dieu que je suis innocent!".

Même pas capable de reconnaître ni ses actes ni ses paroles destinées à mettre pendant tant d'années une lourde chappe de plomb sur sa criminalité!

Sa fille n'attendait que cela, qu'il reconnaisse le mal qu'il lui a fait!

Evidemment, les avocats de cet homme avaient plaidé la prescription pour tous les actes commis quand sa fille avait de 8 ans à 17 ans et ce ne furent que les abus commis sur elle quand elle avait de 17 ans à 22 ans qui ont pu être jugés.

Cela laisse un sentiment de mauvaise justice, de justice incomplète!

4. UNE ENFANT PRIVéE DES VISITES DE SES PARENTS DEPUIS DES ANNéES ...  ET QUI DOIT ENCORE ATTENDRE !

Nous vous avons souvent parlé de notre petite Ivana, la fille de Lamon, Thaïlandaise, et d'Edwin, Philippin.

Ivana a eu 12 ans le 21 novembre dernier. Nous avons tout tenté pour que les décisions de justice restituant les droits de visite de ses parents, qui ont chacun refait leur vie de leur côté, permettent à Ivana d'avoir la visite de ses deux parents le jour de son anniversaire, dans son école climatique genevoise de Boveau, au-dessus de Corbeyrier!

Hélas, sans succès! Mais Charles Beer nous a dit qu'il usera de toute son influence pour qu'il soit palié au manque de place dans les Points de rencontre (on devrait attendre 6 mois!) afin que ces décisions de justice soient appliquées au plus vite.

Le SPMi peut en effet mandater le Centre protestant de consultations conjugales et familiales pour surveiller ces visites entre parents et enfants, quand les Points de rencontre sont surchargés!

5. LA DIFFICILE AIDE AUX ENFANTS ROMS DéSOEUVRéS

Nous avons cru pouvoir faire quelque chose pour des enfants roms désoeuvrés pendant que leurs mères mendient dans nos rues.

Une étudiante rom en sciences de l'éducation est venue nous demander un petit local et nous avons préparé une partie de notre "Kiosque" pour qu'elle puisse transmettre sa culture rom aux enfants.

Le problème, c'est que Geneviève voulait, elle aussi, leur apporter quelque chose: les bases pour que ces enfants soient acceptés par les Genevois, comme de payer le tram, par exemple, quitte à ce que ce soit "Terre des enfants" qui leur offre leurs abonnements!

Mais l'étudiante voulait être la seule à influencer ces enfants! Elle ne voulait pas les "éduquer" ni éduquer leurs mères, par crainte que les enfants ne viennent pas à sa petite école pour les roms!

Aux dernières nouvelles, elle aurait trouvé un autre lieu "où elle se sentira libre"!

Nous sommes déçues, surtout Geneviève, qui a rencontré par deux fois deux enfants avides d'apprendre à faire des chiffres et des lettres ...

 

6.  NOTRE CAMPAGNE DU RUBAN VERT "TOUS ENSEMBLE PROTéGEONS L'ENFANT DE L'ABUS SEXUEL"

Le 10 janvier 2010, nous lancerons notre campagne

                   TOUS ENSEMBLE PROTEGEONS L'ENFANT DE L'ABUS SEXUEL

 

Il s'agira d'être le plus nombreux possible à porter à notre poignet un ruban vert qu'on attache comme si c'était un bracelet.

Ce ruban vert a une belle histoire. Vous vous rappelez peut-être que pour le 10 janvier 1998, une petite Péruvienne de 10 ans, Belen, avait fait un dessin montrant 2 sapins de Noël séparés par l'Océan Atlantique, l'un avec elle et sa maman, l'autre avec son papa et ses 2 frères. C'était Noël, mais ils avaient tous les larmes qui coulaient de leurs yeux.

Ce dessin exprimait sa détresse d'avoir sa maman à Genève avec elle alors que son papa avait obéi à l'expulsion et était rentré au Pérou où il avait retrouvé ses deux fils (qui avaient dû rester chez leurs grands-parents). Nous avions obtenu qu'il puisse revenir avec eux auprès de sa femme et de sa fille. Aujourd'hui, ils vivent tous en famille. Les deux parents travaillent dans leurs branches et les trois enfants sont aux études.

Pour nous remercier de notre soutien, ils nous ont offert ces rubans verts qu'ils ont récemment fait imprimer à Lima lors du voyage au pays d'origine que le père et la mère ont pu faire ensemble pour la première fois.

C'est une idée de la maman qui a apprécié, comme nous, la campagne de "Stop suicide" qui a distribué des rubans jaunes avec un slogan de la même veine. Elle a pensé que nous pourrions nous en inspirer.

Nous joignons donc un de ces 220 rubans verts imprimés à cet envoi, dans certaines des 700 enveloppes seulement. Que ceux qui n'en ont point reçu se mettent un ruban vert non-imprimé à votre poignet ou à celui d'un ou d'une jeune de vos connaissances!

Le texte imprimé est : "  Tous ensemble protégeons l'enfant de l'abus sexuel      www.terre-des-enfants.ch

7. L'INVITATION DE VIRLANIE à WASQUEHAL PRèS DE LILLE, LE 11 JUILLET 2009
Dominique Lemay est un de nos grands amis. Il a fondé Virlanie, à Manille, pour recueillir des enfants des rues et leur permettre de retrouver le sourire et une bonne vie. Notre ami Edwin a été un de ces enfants recueilli par Dominique.

Geneviève a été invitée à participer à la célébration des noces de diamant des parents Lemay, le 11 juillet 2009, à la Mairie de Wasquehal.

Ces parents oeuvrent depuis 20 ans à trouver des fonds pour qu'à Manille, leur fils puisse réaliser ses projets pour les enfants démunis. (Nous vous conseillons vivement son livre "Ils n'ont pas choisi les trottoirs de Manille", qui vient de sortir)

Geneviève garde un souvenir fantastique de cette belle journée de fête où ces deux octogénaires ont reçu une médaille honorifique du Maire de leur Ville et vu le film rapporté par Dominique où les enfants des différentes maisons à Manille leur disent MERCI.

Notre ami Edwin a vécu à Virlanie. Il a pu ainsi sortir de la rue et faire de grands progrès pour rattraper son retard scolaire. Certains enfants de Virlanie sont même arrivés à entrer à l'Université de Manille! C'est admirable!

8. LE CONGRèS INTERNATIONAL AIVI DU 3 OCTOBRE 2009 à PARIS

L'AIVI (Association Internationale des Victimes de l'Inceste) a traité cette année du problème "Etre parent après l'inceste".

Notre amie Dr Catherine Bonnet était une des conférencières. Ce qui a le plus touché Geneviève, ce furent les femmes qui ont témoigné de leur impossibilité physique de devenir mère, ou de leur dépression après la naissance de leur enfant, à cause de leur peur de ne pas pouvoir être une bonne mère. Que de souffrances! C'est là que notre entraide est capitale!

9. LE FILM "GENEVIèVE DE GENèVE LA BATTANTE ET TERRE DES ENFANTS TOUS RESPECTéS"

C'était le 6 septembre 2008 que le cinéaste bosniaque devenu genevois Haris Prolic a demandé à Geneviève si notre association pourrait l'engager pendant 6 mois pour tourner un film. Il a fallu remplir plusieurs conditions pour que Haris puisse bénéficier du programme cantonal d'emploi-formation, du 29 septembre 2008 au 30 mars 2009. Depuis, il tourne et monte le film bénévolement, tout en gagnant un peu sa vie en faisant des remplacements comme professeur de photo au Cycle d'orientation.

Le financement du film n'est pas facile. Au début, Haris pouvait tourner quand nous avions 30 fr par jour pour louer une caméra. Puis, le 29 juin 2009, Tde a pu acheter une caméra haute-définition (HD) à 967.90 fr, nécessaire pour que le film puisse être acheté par la TVSR. Mais alors, un nouveau problème s'est posé: l'ordinateur de Haris n'était pas assez puissant pour monter ces images en HD et nous avons dû acheter, le 31 octobre 2009, un MacBook Pro à 1'549.- fr.

Heureusement, la subvention que nous avions demandée à la Ville nous a été attribuée (2'000.- fr). Manuel Tornare l'a destinée au film, ce qui a permis à Tde de se rembourser déjà de 2'000 fr de ses avances faites au film et d'avoir ainsi de quoi honorer les dernières factures de Tde dues en 2009. Mais pour 2010, le compte de Tde est à regarnir ...

Merci d'y penser!

Nous nous arrêtons là, en espérant vous voir le 10 janvier 2010 et en vous souhaîtant une belle nouvelle année!

Recevez nos plus cordiales salutations,

Geneviève Piret (présidente)

Valérie Koffi (vice-présidente)

Arlette Derbès-Chédel (du comité)

Pierre Yvan Kern (du comité)

Luz Rios (du comité)

 

N.B. concernant la carte de membre ci-incluse.

Si vous nous en avez déjà envoyé une précédemment, ne renvoyez celle-ci QUE SI vous avez changé d'adresse ou QUE SI VOUS AVEZ MAINTENANT UNE ADRESSE E-MAIL ou UNE AUTRE ADRESSE E-MAIL ! Merci beaucoup!

Comme nous n'avons pas de cotisation, cette carte nous est nécessaire pour vous compter parmi NOS MEMBRES

( 86 AUJOURD'HUI ) et plus seulement parmi nos donatrices ou donateurs.

pour les enfants victimes et
pour ceux qui veulent les aider


Quand un enfant, 
quand un adolescent 
est abusé sexuellement :
le « Kiosque » 
35, bd des Tranchées 
1206 Genève 
tél: 022 / 789 13 13 
fax. 022 / 789 13 15
Vos dons sont les bienvenus : 
CCP 12-1-2 
BCG Genève 
compte :  C 1152.10.51


Enfant, adolescent, victime d'abus sexuels, 


Viens au Kiosque !

Tu pleures… 
Tu as honte… 
Tu as peur… 

Courage ! 

C’est pas ta faute ! 
L’adulte t’a obligé.

ll faisait semblant d’être gentil ! 
C’est un crime
qu’il a commis sur toi! 

Parle !


Pour être protégé ! 
Et en parlant, 
tu protèges aussi d’autres enfants ! 
Et quand tu parleras, 

au « Kiosque » 

cela s’arrêtera. 





Au Kiosque de 
Terre des enfants
TOUS RESPECTéS, 
Stop à l’inceste, 


On te renseignera 
sur tes droits,
on t’écoutera,
on cherchera
comment t’aider
à sortir de là. 

BUS 1, 8, 20, 27 
ARRÊT MUSEUM OU
Tranchées

Le « Kiosque », c’est aussi : 
  • un centre de documentation avec des livres, 
  • des articles, 
  • des revues, 
  • des cassettes audio, 
  • des cassettes vidéo,

qui peuvent être consultés, écoutés, vus,  au « Kiosque ».



Merci de le dire autour de vous.

« Le Kiosque » a été confié par la Ville de Genève à l’association « Terre des enfants - Terre des femmes - Stop à l’inceste », le 15 janvier 1992, pour devenir un lieu d’entraide directe à Genève.
Les phrases de ce dépliant sont de deux adultes, Dominique Burri et Geneviève Piret, qui ont été victimes d’abus sexuels dans leur enfance.

Elles encouragent de tout leur cœur les enfants abusés à parler.

L’adresse, c’est : 
35, bd des Tranchées 
1206 Genève  ( c'est près du Muséum d'histoire naturelle)



Genève, le 1er juin 2007, 3h50

La fondatrice et présidente de "Terre des femmes-Terre des enfants", a été encouragée par la lettre suivante d'une chère amie psychanalyste de Bruxelles, à publier ce que Geneviève a écrit sur la journée de l'Ascension 1958 qui est à l'origine de sa vocation à défendre de toutes ses forces, soutenues par toutes les forces de celles et de ceux qui soutiennent notre association, les enfants qui sont, aujourd'hui, malheureusement, encore victimes d'abus sexuels, mais qui, aujourd'hui, peuvent trouver du secours, heureusement!

Cela nous permet de vous annoncer que cette amieest en train de préparer l'édition d'un petit livre en couleur pour enfants à partir de la brochure "Parole d'or pour sortir d'une histoire de plomb", de Geneviève.

Date: 21.05.2007 23:45

Chère Geneviève,

Je viens de lire ton écrit de l'Ascension avec beaucoup de joie.
Si le 15 mai 1958 a été une chute dans un abîme où tu as vraiment été ABIMEE, ce 17 mai a vu ton ASCENSION. Tu es remontée de là où tu étais tombée il y a 49 ans, bravo, je m'en réjouis. J'espère de tout coeur que cette ascension 2007 marquera l'effet cathartique libératoire de toutes tes souffrances. Il faut l'avoir vécu pour le comprendre, ce n'est pas accessible à travers la théorie, quelle qu'elle soit et avec la meilleure volonté.

Ton récit de vie est authentique, raconté avec la fraicheur et la candeur de tes 21 ans. Ce sont ces belles qualités que je retiens de toi.
Ton père est parti, n'en parlons plus dirais-je. Toi tu es là, et il te reste tant de belles années devant toi. J'espère que ton coeur est plus léger, qu'il s'est allégé de ce fardeau si lourd, dont il est tellement difficile de se débarrasser.
Je souhaite du fond de mon coeur que tu puisses regarder devant toi et profiter de tout ce que la vie t'offre, de tes petits enfants qui seront vite grands, et de tous les bons moments que tu pourras vivre avec tes amis.
Je te connais avec ton histoire, c'est cette Geneviève-là que j'apprécie.

Ces difficultés dont tu te serais bien passée ont fait de toi ce que tu es :
une femme battante, mais tellement sensible à tout ce qui peut arriver à ces êtres sans défense ou démunis que sont les enfants.
Tu fais partie
de la conscience de l'humanité, ce que tu sais fait aussi avancer le monde puisque cette connaissance te fais agir.

Publieras-tu ton témoignage sur ton site ? Je trouve qu'une femme de 70 ans qui témoigne a un poids énorme, c'est ce qui doit participer à lever les tabous dans la société. Je pourrais mettre ton témoignage sur mon site aussi, qu'en penses-tu ?
(...)
Ca m'a fait plaisir d'avoir de tes nouvelles.
Je t'embrasse,
Affectueusement

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MON JOUR DE L'ASCENSION, EN 1958

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En 1958, le jour de l'Ascension était le 15 mai. Aujourd'hui,
jour de l'Ascension, nous sommes le 17 mai 2007,
49 ans plus tard.

Ce qui m'est arrivé le 15 mai 1958, j'aimerais l'écrire encore
une fois.

J'habitais chez mes parents, avec ma soeur qui avait 15 ans et
demi. Moi, j'en avais 21, depuis 13 jours.

Pour mon anniversaire, j'avais pu organiser une fête (on
appellait cela une sauterie, à l'époque) à laquelle
j'avais invité amies et amis de l'Ecole secondaire et supérieure
des Jeunes Filles et de l'Université, où j'étais en première
année
de physique. Cela s'était passé dans une salle aménagée dans
un ancien grand poulailler, à Peney, dans notre jardin,
à quelques cinquante mètres de notre vieille maison.
Il y avait un tourne-disques et nous avions dansé. Un buffet
devant cette maisonnette, que mes parents étaient venus garnir
de victuailles, avait permis aux invités de se rassasier.
Mon père et ma mère m'avaient vue danser avec
un étudiant en chimie, juif récemment réfugié d'Alexandrie, que
je trouvais sympathique. Mon cousin Edouard avait joué le
photographe et j'ai toujours un album des photos qu'il a
prises ce soir-là, où j'étais encore une jeune-fille avec tout son
potentiel de vie "normale".

Treize jours plus tard, pour un événement qui n'a pas duré plus
de 30 minutes, tout avait changé.

Je n'étais plus moi. Mon moi avait été
écrasé par le foutu désir sexuel de mon géniteur.

Le jour de l'Ascension, normalement,
nous devions tous partir en voiture à l'église de
Satigny, à 2-3 km de Peney, mais comme l'Université me fatiguait
beaucoup (c'était difficile, venant d'une école de filles qui
n'avaient eu que 3 heures de math par semaine, de suivre, avec
des garçons qui en avaient eu deux fois plus), j'avais dit à ma
mère
que je n'irais pas avec eux pour pouvoir me reposer.

Ce que je n'avais pas su, c'est que mon père n'y était pas allé
non plus!

Et, couchée dans mon lit, je le vois entrer dans ma chambre et
se mettre dans mon lit en me disant: tu te rappelles, quand tu
étais petite et que tu venais dans notre lit, le dimanche
matin.........
J'étais assez étonnée, mais je ne me suis pas méfiée!

Je n'avais jamais eu de relations sexuelles, ni avec un garçon,
ni avec une fille, et j'ignorais jusqu'au mot "inceste". C'est
d'ailleurs ce dont j'ai souvent eu le plus de regrets. Si
j'avais pu anticiper ce que mon père venait faire dans mon lit,
j'aurais peut-être pu essayer de m'échapper.

Et moi qui aurais voulu continuer à dormir, j'ai dû écouter mon
père me raconter je ne sais plus quoi, puis me dire qu'il devait
m'apprendre le vocabulaire de la sexualité (!!!) et puis

il s'est mis sur moi

et, instantanément, je suis devenue sidérée.

Une statue.

Ne pensant plus qu'à une phrase, une phrase que ma grand-
maman chérie m'avait souvent dite: "tout vient à la lumière du
soleil", et mon "père" qui me disait "ce sera un secret entre
nous: jamais personne ne le saura", et je savais qu'un jour, cela
viendrait à la lumière du soleil, parce que ma grand-maman,
elle, m'aimait pour de vrai alors que ce salaud, lui, m'aimait
pour de faux et était en train de me rendre complice de
son crime incestueux.

Il s'est excité sur moi, son sexe entre mes jambes. Il avait
proposé de me raser les poils pubiens mais j'avais dit : mais
cela va se voir! Et alors, il y avait renoncé. Il ne m'a pas
pénétrée:
c'était un père "correct", devait-il penser, il n'allait pas
déflorer sa fille!

Et puis, tout à coup, il s'est redressé et, assis au bord du
lit, il a éjaculé dans une enveloppe des comptes de chèques
postaux
qu'il avait amenée avec lui: il avait donc prémédité son crime!

Et, sans un mot, son envelope pleine de sperme à la main, il est
sorti de la chambre.

Et moi, je regardais le radiateur devant lequel il avait passé,
en me disant: c'est terrible, ce qui est arrivé, mais, au moins,
ce
n'était pas avec une femme!

Et souvent, j'ai trouvé cette pensée que j'avais eue étrange.
Mes affections, je les avais eues avec des filles plutôt qu'avec
des
garçons mais je ne savais rien, ni de l'inceste, ni de
l'homosexualité.

Ce que je savais, c'est que je n'étais plus personne. Je me
voyais avoir été précipitée au fond d'un puits profond, regardant
en haut le petit rond de ciel bleu en me demandant si, un jour,
j'arriverais à sortir de cette inhumanité pour redevenir humaine.

Et il m'a fallu fonctionner, comme si de rien était. Et j'allais
à mes cours, et je me souviens d'un jour où, au cours de
Karamata,
notre professeur de calcul différentiel et intégral, mon corps
pleurait sans que je le lui permette et sans que je puisse
l'arrêter ...

Et chaque fois que mon père se trouvait seul à la maison avec
moi, il venait se servir, et je me laissais faire, comme une
marionnette, absente de ces moments que je ne vivais pas.
Un jour, je me suis même sentie au plafond, dans le coin
opposé à mon lit. Cela m'a fait peur. Serais-je en train de devenir
folle?

J'ai gardé ce crime secret parce que si je le disais à ma mère,
elle devrait en parler à la police, et l'on mettrait mon père en
prison (pensais-je alors! Maintenant, je pense qu'il aurait nié
et que je me serais retrouvée à l'Hôpital psychiatrique). Le
magasin
d'électricité-radio-TV de mes parents, après une faillite, avait
été mis au nom de ma mère. Mon père y était comme son employé,
indispensable puisque c'était lui qui avait la concession des
Services Industriels qui était nécessaire pour exploiter ce
genre de commerce. Sans lui, le magasin ferait faillite et la
faillite
entraînerait la perte de la maison et ma mère et ma soeur se
retrouveraient à la rue.

Pour leur épargner cela et ne pas perdre Peney, où j'avais mes
heureux souvenirs avec mes grands-parents maternels qui y
avaient vécu les 10 dernières années de leur vie, JE NE POUVAIS
PAS
PARLER.

Alors, j'essayais de ne pas penser. Nous avions une télévision
et je me mettais dans un fauteuil, en chien de fusil, devant le
poste, pour avoir l'esprit occupé par autre chose.

Un jour, à la radio, une pièce de théâtre m'a appris le mot
"inceste" (était-ce les enfants terribles de Cocteau,
ou Oedipe-Roi ?).
Mais c'est ce que je vis, ai-je alors réalisé. Et la chute dans
la dépression s'est enclenchée à ce moment-là! Etrange, non?

Inceste, inceste, inceste, ... ce mot tournait dans ma tête
comme le bruit régulier des roues du chemin de fer à chaque
nouveau
rail.

Je ne mangeais presque plus, comme si mon estomac s'était
rétréci.

A la rentrée universitaire, en automne 1958, ma mère, contre la
volonté de mon père, m'a conduite chez un psychiatre qui lui
avait été conseillé par une de ses clientes: Gilbert Meyrat.

C'est à lui que j'ai pu lâcher mon drame et c'est lui qui m'a
fait voir que je n'étais pas coupable de ce que mon père avait
fait
de moi:

sa "putapapa"!

Et depuis, j'essaye de me reconstruire, avec des hauts et des
bas, et de simultanément soutenir d'autres victimes de cette
ignominie qu'est
l'utilisation sexuelle d'un être jeune par un
adulte perverti.

Voilà ce que j'avais envie d'écrire, 49 ans après
l'Ascension 1958, qui fut pour moi une descente aux enfers
parce que mon père avait voulu "s'envoyer en l'air"
sur sa propre fille!

Geneviève Piret, 70 ans



 

Presse : 
30 août 2002 Le Courrier - Terre des enfants n'a plus d'argent
20.11.1998

Régularisation d'une famille péruvienne