
Deux importantes rencontres: 1) le samedi 27 mars 2010 à 18 h, devant l'ancien domicile de notre regrettée amie la grande voyageuse Ella Maillart, en souvenir d'elle (ce sera le 13ième anniversaire de son décès), nous servirons la "soupe d'Ella" (aux légumes) à ceux qui auraient aimé l'avoir connue et à ceux qui l'ont connue. Une étudiante nous fera un court récit de son voyage sur les terres parcourues par Ella Maillart dans les années 1930-1940. Vous êtes cordialement invités à cette rencontre informelle. 2) le lundi 12 avril, il vous sera possible de rencontrer notre ami le Français Dominique Lemay, venu de Manille où il s'occupe, avec sa "Fondation Virlanie" de plus de 450 enfants dans la Fondation et de plus de 550 enfants dans les programmes directement dans les communautéss. Il vient d'écrire son histoire "Ils n'ont pas choisi les trottoirs de Manille", Editions Presses de la Renaissance, Paris, 2009, a) à la FNAC de Lausanne, à 16h30 : présentation et interview b) à Fonction-Cinéma, au Grütli, à 19h30, à Genève : présentation de la Fondation Virlanie, suivie d'une discussion (en français et en anglais). Prière de s'inscrire à <virlanie.ch@gmail.com> |
Suite au SMS envoyé sur le 079 448 46 08, le portable de Geneviève Piret, le 15.3.2010 à 18h40 par Ivan, un bénévole de "Terre des enfants" habitant à Lausanne et disant: "Je viens d'aller sur le site de Terre des enfants et je trouve dommage de ne pas y voir l'histoire de la création ... de Terre des enfants, Geneviève a écrit ceci, les 18 et 20 mars 2010: HISTOIRE DE LA CREATION DE "TERRE DES ENFANTS" Il était une fois à Genève une femme qui allait avoir 40 ans. Elle était divorcée et vivait avec ses deux enfants, un garçon de 14 ans et une fille de 11 ans. Elle travaillait dans une organisation internationale de protection de l'enfance (l'UIPE) et s'appelait Geneviève Piret. Après de belles vacances blanches avec ses enfants dans un chalet de la vallée d'Abondance où son amie Gigi, maman d'un fils de 14 ans, les avait invités, elle avait repris son travail près des Nations Unies. L'après-midi du 6 janvier 1977, elle a eu le temps de lire "La Suisse". Un article l'a scandalisée. C'était une dépêche de l'Agence France Presse (AFP) qui relatait un hold-up de banque commis par une maman de 32 ans, Anne-Marie, et sa fille de 11 ans, Patricia, dans la région de St-Etienne. Par dénuement, elles avaient "attaqué" une banque! La police les avaient arrêtées peu après. La mère avait été mise en prison et sa fille ainsi qu'une petite soeur et un petit frère avaient été placés dans une sorte d'orphelinat. Patricia avait dit à son juge "qu'elle avait fait cela pour aider sa maman" (qui n'avait eu que des pâtes et du café à leur offrir pour Noël et Nouvel An, dans une maison sans chauffage, le gaz liquide leur ayant été coupé car la maman n'avait pas pu payer la facture)! Le sang de Geneviève n'a fait qu'un tour. Pour le bien de ses enfants, cette femme, il fallait l'aider plutôt que la mettre en prison, a pensé Geneviève. Elle a photocopié l'article pour le distribuer à ses collègues et dans le bureau de l'un d'eux, Nigel Cantwell, elle a tapé du poing sur une table en déclarant "cette femme, je la fais sortir de prison!" Des téléphones à l'AFP de Genève et de Lyon lui ont permis de connaître l'identité de la prisonnière. Il lui fallait une bonne avocate en France. Qui? - Gisèle Halimi! Geneviève téléphone à Paris. La collègue de Gisèle lui apprend que le matin-même, après avoir lu la même histoire dans "Le Monde", Gisèle avait dit qu'elle était prête à défendre gratuitement cette femme. Oui, mais comment la prisonnière pouvait-elle l'apprendre, sachant que les avocats n'ont pas le droit de faire leurs offres aux prisonniers? Et Geneviève de demander: et si j'allais à St-Etienne la voir et l'en informer? - Ce serait génial, a dit l'avocate parisienne Agnès Fichot. Geneviève est rentrée chez elle à la fin de son travail et a expliqué à ses enfants qu'elle partait en train à St- Etienne essayer de faire sortir de prison une maman désespérée qui n'avait trouvé qu'un hold-up de banque "pour faire quelque chose pour ses enfants"! C'est bien. Vas-y, lui ont-ils dit. Geneviève leur a laissé un peu d'argent pour acheter à manger chez le traiteur voisin car elle ne savait pas combien de jours il lui faudrait pour aboutir. Dans le train, Geneviève a engagé la conversation avec un couple. C'était des gens influents de St-Etienne. L'homme avait une fabrique de valises et sa femme était restauratrice de tableaux. Geneviève leur a expliqué sa démarche et ces gens ont décidé de l'aider. Ils l'ont invitée à dormir chez eux. Le lendemain matin, l'industriel a téléphoné au juge pour lui demander un rendez-vous "pour sa femme et pour une femme de Genève, de l'UIPE". Le rendez-vous accordé à 10h au Tribunal de St-Etienne. Et là, Geneviève et la notable locale ont plaidé pour la maman emprisonnée, qui avait besoin de récupérer ses enfants et d'être aidée, remise à flot, pour pouvoir les élever dans de meilleures conditions. Genève allait l'aider financièrement. Le juge a demandé à Geneviève si elle voulait rendre visite à la détenue. Oui, évidemment! Il lui a fait un permis de visite et Geneviève est partie pour la prison "La Talaudière" située en dehors de St-Etienne. Et elle a vu Anne-Marie, derrière une vitre. Elle lui a dit de demander à être défendue par Gisèle Halimi, mais, derrière la vitre, Anne-Marie n'avait ni papier, ni crayon pour noter ce nom. Geneviève lui avait apporté une couronne des rois et une plaque de chocolat, mais la vitre empêchait aussi de lui donner cela. Puis, brusquement, la visite a été interrompue. "La visite est terminée" a dit une gardienne! Geneviève s'est retrouvée dans le froid de ce 7 janvier 1977, hors de la prison. Aucune cabine téléphonique pour appeler un taxi! Elle a donc marché dans cette petite route déserte, son chemin de Damas à elle, a-t-elle pensé, en mangeant de la couronne des rois et du chocolat pour se redonner du courage, jusqu'à ce qu'un avocat en voiture s'arrête pour la ramener en ville. Ce que j'ai omis de dire, c'est que Geneviève avait encore pu parler au juge de l'enfant et au Procureur, au Tribunal, et que le Procureur lui avait conseillé de voir le directeur de la DDASS, le lendemain matin. Ce qu'elle avait fait. Et, samedi 8 janvier 1977, à midi ... Anne-Marie était libérée et amenée dans un refuge pour mères célibataires! Geneviève pouvait rentrer chez elle: mission accomplie. Le lendemain, un dimanche, elle a téléphoné à ses collègues pour leur annoncer la réussite de sa démarche. Informe le Secrétaire général de l'UIPE, pour ne pas avoir d'ennuis, lui ont-ils conseillé. Ce qu'elle a fait en appelant chez lui. Sa femme lui a appris qu'il était déjà à l'aéroport, en partance pour le Cameroun. Geneviève a sauté dans sa 2 CV, a réussi à passer la douane et à trouver son patron qui lui a dit: "C'est bien, mais vous ne devez pas être paternaliste avec cette femme, vous ne pouvez pas bénéficier du fonds de secours Eglantyne Jebb (la fondatrice de l'UIPE) pour régler des dettes de cette femme et vous n'avez pas le droit d'utiliser le nom de l'UIPE comme cela (ce n'était pas lui qui l'avait envoyée à St-Etienne, elle s'y étais envoyée toute seule!) et il faut laisser désormais la DDASS française s'occuper de cette femme! Tôt le lendemain, dans son bain, Geneviève s'est dit: je suis heureuse. Elle est libre! Mais la laisser tomber maintenant, c'est comme avoir fait "un coup d'épée dans l'eau"! Si je ne peux pas utiliser le nom de l'UIPE, je n'ai qu'à en trouver un autre! ... "Terre des hommes" est une bonne "Aujourd'hui à Genève, un mouvement international d'entraide directe entre les femmes est né, "Terre des femmes", suite à un fait divers (la libération de prison d'une maman sans ressources ayant commis un hold-up de banque avec sa fille de 11 ans à St-Etienne (France). Longue vie à Terre des femmes!" Geneviève avait signé et mis ses numéros de téléphones professionnel et privé. Des journalistes l'ont appelée et sont venues l'interviewer à son travail. Elles lui ont demandé un numéro de compte pour les lectrices et les lecteurs qui voudraient aider Anne-Marie. A la banque, en bas de son travail, on a conseillé à Geneviève d'ouvrir une rubrique à son compte au nom de "Terre des femmes". De bons articles ont paru, de l'argent et des bénévoles sont arrivés, et l'on a pu aider Anne-Marie à payer une partie "Terre des enfants" est né le lendemain, le 11 janvier 1977, quand Geneviève a entendu sa fille dire à sa petite copine "tu sais, ma maman, hier, elle a fait "Terre des femmes"! Mais elles, elles pourraient faire "Terre des enfants", un mouvement d'entraide directe entre les enfants, a pensé Geneviève qui est allée le leur dire. - Mais comment? - En en parlant à vos camarades d'école! - Ce serait mieux si tu venais le leur expliquer, a dit la copine de la fille de Geneviève. Elles étaient à l'Ecole Active de Genève et le maître a accepté que Geneviève explique aux élèves comment ils pourraient aider la petite Patricia de 11 ans, à St-Etienne. Ils ont décoré aux feutres de couleur les invendus reçus de la "Tribune de Genève" qui contenaient l'article "Par détresse une mère avait commis un "hold-up" avec sa fillette à St- Etienne. Une habitante de Genève la fait libérer et lance un mouvement d'entraide international". En couleur, ils ont rajouté "Terre des enfants", leur prénom et "pour Patricia" et sont allés proposer ces journaux aux passants de leur quartier. Le 14 janvier 1977, dans la "Tribune de Genève", Anne-Marie Ley écrivait, sous une photo de la fille de Geneviève et de sa copine Pumpy, proposant leurs journaux décorés devant le Centre commercial de Meyrin: "Des écolières genevoises "Terre des enfants" est devenu "Terre des enfants TOUS RESPECTéS" après que "Terre des femmes" soit devenue "Terre des femmes-Stop à l'inceste", le 10 janvier 1986. Peu avant, Geneviève avait rencontré dans un café une femme qui lui avait raconté en pleurant qu'elle avait été victime d'inceste à Berlin. Tu n'es pas seule, lui a dit Geneviève. A moi aussi, cela est arrivé, ici, à Genève. C'était la première fois que Geneviève rencontrait une autre "survivante de l'inceste père/fille". Ensemble, elles allaient pouvoir mettre le sujet, alors complètement tabou, sur la place publique,pour commencer un travail de prévention, pour que les enfants soient TOUS RESPECTéS et plus abusés sexuellement en secret, dans la "sphère privée" des familles, et aussi pour apporter un soutien efficace aux enfants actuellement abusés! C'est comme cela, cher Ivan, que "Terre des enfants TOUS RESPECTéS" a été créé. Geneviève Piret
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Genève, du mercredi 16 décembre 2009, 1h00 (1er réveil) au jeudi 31 décembre 2009, 13h00 Pour l'invitation à notre Assemblée générale du 10 janvier 2010 1. NOTRE ASSEMBLéE GéNéRALE ANNUELLE DU 10 JANVIER Le 10 janvier 2010 sera un dimanche, et, comme l'an passé, nous vous proposons de nous réunir ce jour-là chez notre fidèle membre du Comité, 2. EN SOUVENIR DE NOTRE CHèRE ET REGRETTéE AMIE ELLA MAILLART Le 27 mars 2010, anniversaire de son décès en 1997, sera un samedi. Gaspard-Vallette, en-dessous du Parc Bertrand, pour échanger nos souvenirs d'elle, nous qui l'avons connue, avec celles et ceux qui sont intéressés par la vie de cette femme exceptionnelle qui a marqué nos vies. Elle vivait de façon très économique afin de pouvoir financer ses voyages lointains. Tous les soirs, elle senourrissait d'une soupe aux légumes, de pain et de fromage. C'est pourquoi, en souvenir d'elle, nous préparerons LA SOUPE D'ELLA pour vous qui répondrez à notre invitation! Sachez que les Editions Zoé viennent de sortir un coffret contenant un CD d'interviews d'Ella de la RSR et et un DVD d'émissions avec elle à la TVSR. C'est un vrai bonheur de la revoir et de la réentendre! 3. UN PROCèS POUR INCESTE Dans la semaine du 8 au 11 décembre 2009, Geneviève a assisté au procès d'assises intenté par la fille d'un père incestueux. Il l'avait abusée depuis qu'elle avait 8 ans jusqu'à ses 22 ans! Cet inculpé était défendu par deux ténors du barrault, Charles Poncet et Marc Bonnant. Ils se sont évertués à essayer de faire passer leur ami et client pour un innocent et sa fille et son frère, par deux fois témoin, pour des menteurs! C'était très pénible de les entendre plaider, après le témoignage bouleversant du frère qui a vu de ses yeux, quand il n'avait que 15 ans, son père traiter sa soeur de "petite pute" et l'abuser. Geneviève n'a pas été la seule à sortir du Tribunal les jambes coupées après cette audition. Heureusement, elle a pu aller dîner chez son amie Arlette et lui raconter ce témoignage bouleversant, ce qui lui a permis de retrouver ses forces! Le verdict fut surprenant: 3 ans avec sursis dont 6 mois ferme, mais seulement la nuit, afin que ce "père" incestueux puisse continuer son travail d'expert comptable au service de nos grands avocats et qu'il puisse ainsi pouvoir payer la pension de sa femme (dont il est séparé mais pas encore divorcé), les frais de justice et les dommages et intérêts dus à sa fille! Le substitut du procureur avait pourtant réclamé une peine de réclusion de 6 ans! Mais le jury a pensé que 6 mois de prison la nuit, c'était suffisant pour cet homme de 71 ans maintenant, dont la dernière parole à son procès a été: "je jure devant Dieu que je suis innocent!". Même pas capable de reconnaître ni ses actes ni ses paroles destinées à mettre pendant tant d'années une lourde chappe de plomb sur sa criminalité! Sa fille n'attendait que cela, qu'il reconnaisse le mal qu'il lui a fait! Evidemment, les avocats de cet homme avaient plaidé la prescription pour tous les actes commis quand sa fille avait de 8 ans à 17 ans et ce ne furent que les abus commis sur elle quand elle avait de 17 ans à 22 ans qui ont pu être jugés. Cela laisse un sentiment de mauvaise justice, de justice incomplète! 4. UNE ENFANT PRIVéE DES VISITES DE SES PARENTS DEPUIS DES ANNéES ... ET QUI DOIT ENCORE ATTENDRE ! Nous vous avons souvent parlé de notre petite Ivana, la fille de Lamon, Thaïlandaise, et d'Edwin, Philippin. Ivana a eu 12 ans le 21 novembre dernier. Nous avons tout tenté pour que les décisions de justice restituant les droits de visite de ses parents, qui ont chacun refait leur vie de leur côté, permettent à Ivana d'avoir la visite de ses deux parents le jour de son anniversaire, dans son école climatique genevoise de Boveau, au-dessus de Corbeyrier! Hélas, sans succès! Mais Charles Beer nous a dit qu'il usera de toute son influence pour qu'il soit palié au manque de place dans les Points de rencontre (on devrait attendre 6 mois!) afin que ces décisions de justice soient appliquées au plus vite. Le SPMi peut en effet mandater le Centre protestant de consultations conjugales et familiales pour surveiller ces visites entre parents et enfants, quand les Points de rencontre sont surchargés! 5. LA DIFFICILE AIDE AUX ENFANTS ROMS DéSOEUVRéS Nous avons cru pouvoir faire quelque chose pour des enfants roms désoeuvrés pendant que leurs mères mendient dans nos rues. Une étudiante rom en sciences de l'éducation est venue nous demander un petit local et nous avons préparé une partie de notre "Kiosque" pour qu'elle puisse transmettre sa culture rom aux enfants. Le problème, c'est que Geneviève voulait, elle aussi, leur apporter quelque chose: les bases pour que ces enfants soient acceptés par les Genevois, comme de payer le tram, par exemple, quitte à ce que ce soit "Terre des enfants" qui leur offre leurs abonnements! Mais l'étudiante voulait être la seule à influencer ces enfants! Elle ne voulait pas les "éduquer" ni éduquer leurs mères, par crainte que les enfants ne viennent pas à sa petite école pour les roms! Aux dernières nouvelles, elle aurait trouvé un autre lieu "où elle se sentira libre"! Nous sommes déçues, surtout Geneviève, qui a rencontré par deux fois deux enfants avides d'apprendre à faire des chiffres et des lettres ...
6. NOTRE CAMPAGNE DU RUBAN VERT "TOUS ENSEMBLE PROTéGEONS L'ENFANT DE L'ABUS SEXUEL" Le 10 janvier 2010, nous lancerons notre campagne TOUS ENSEMBLE PROTEGEONS L'ENFANT DE L'ABUS SEXUEL
Il s'agira d'être le plus nombreux possible à porter à notre poignet un ruban vert qu'on attache comme si c'était un bracelet. Ce ruban vert a une belle histoire. Vous vous rappelez peut-être que pour le 10 janvier 1998, une petite Péruvienne de 10 ans, Belen, avait fait un dessin montrant 2 sapins de Noël séparés par l'Océan Atlantique, l'un avec elle et sa maman, l'autre avec son papa et ses 2 frères. C'était Noël, mais ils avaient tous les larmes qui coulaient de leurs yeux. Ce dessin exprimait sa détresse d'avoir sa maman à Genève avec elle alors que son papa avait obéi à l'expulsion et était rentré au Pérou où il avait retrouvé ses deux fils (qui avaient dû rester chez leurs grands-parents). Nous avions obtenu qu'il puisse revenir avec eux auprès de sa femme et de sa fille. Aujourd'hui, ils vivent tous en famille. Les deux parents travaillent dans leurs branches et les trois enfants sont aux études. Pour nous remercier de notre soutien, ils nous ont offert ces rubans verts qu'ils ont récemment fait imprimer à Lima lors du voyage au pays d'origine que le père et la mère ont pu faire ensemble pour la première fois. C'est une idée de la maman qui a apprécié, comme nous, la campagne de "Stop suicide" qui a distribué des rubans jaunes avec un slogan de la même veine. Elle a pensé que nous pourrions nous en inspirer. Nous joignons donc un de ces 220 rubans verts imprimés à cet envoi, dans certaines des 700 enveloppes seulement. Que ceux qui n'en ont point reçu se mettent un ruban vert non-imprimé à votre poignet ou à celui d'un ou d'une jeune de vos connaissances! Le texte imprimé est : " Tous ensemble protégeons l'enfant de l'abus sexuel www.terre-des-enfants.ch 7. L'INVITATION DE VIRLANIE à WASQUEHAL PRèS DE LILLE, LE 11 JUILLET 2009 Geneviève a été invitée à participer à la célébration des noces de diamant des parents Lemay, le 11 juillet 2009, à la Mairie de Wasquehal. Ces parents oeuvrent depuis 20 ans à trouver des fonds pour qu'à Manille, leur fils puisse réaliser ses projets pour les enfants démunis. (Nous vous conseillons vivement son livre "Ils n'ont pas choisi les trottoirs de Manille", qui vient de sortir) Geneviève garde un souvenir fantastique de cette belle journée de fête où ces deux octogénaires ont reçu une médaille honorifique du Maire de leur Ville et vu le film rapporté par Dominique où les enfants des différentes maisons à Manille leur disent MERCI. Notre ami Edwin a vécu à Virlanie. Il a pu ainsi sortir de la rue et faire de grands progrès pour rattraper son retard scolaire. Certains enfants de Virlanie sont même arrivés à entrer à l'Université de Manille! C'est admirable! 8. LE CONGRèS INTERNATIONAL AIVI DU 3 OCTOBRE 2009 à PARIS L'AIVI (Association Internationale des Victimes de l'Inceste) a traité cette année du problème "Etre parent après l'inceste". Notre amie Dr Catherine Bonnet était une des conférencières. Ce qui a le plus touché Geneviève, ce furent les femmes qui ont témoigné de leur impossibilité physique de devenir mère, ou de leur dépression après la naissance de leur enfant, à cause de leur peur de ne pas pouvoir être une bonne mère. Que de souffrances! C'est là que notre entraide est capitale! 9. LE FILM "GENEVIèVE DE GENèVE LA BATTANTE ET TERRE DES ENFANTS TOUS RESPECTéS" C'était le 6 septembre 2008 que le cinéaste bosniaque devenu genevois Haris Prolic a demandé à Geneviève si notre association pourrait l'engager pendant 6 mois pour tourner un film. Il a fallu remplir plusieurs conditions pour que Haris puisse bénéficier du programme cantonal d'emploi-formation, du 29 septembre 2008 au 30 mars 2009. Depuis, il tourne et monte le film bénévolement, tout en gagnant un peu sa vie en faisant des remplacements comme professeur de photo au Cycle d'orientation. Le financement du film n'est pas facile. Au début, Haris pouvait tourner quand nous avions 30 fr par jour pour louer une caméra. Puis, le 29 juin 2009, Tde a pu acheter une caméra haute-définition (HD) à 967.90 fr, nécessaire pour que le film puisse être acheté par la TVSR. Mais alors, un nouveau problème s'est posé: l'ordinateur de Haris n'était pas assez puissant pour monter ces images en HD et nous avons dû acheter, le 31 octobre 2009, un MacBook Pro à 1'549.- fr. Heureusement, la subvention que nous avions demandée à la Ville nous a été attribuée (2'000.- fr). Manuel Tornare l'a destinée au film, ce qui a permis à Tde de se rembourser déjà de 2'000 fr de ses avances faites au film et d'avoir ainsi de quoi honorer les dernières factures de Tde dues en 2009. Mais pour 2010, le compte de Tde est à regarnir ... Merci d'y penser! Nous nous arrêtons là, en espérant vous voir le 10 janvier 2010 et en vous souhaîtant une belle nouvelle année! Recevez nos plus cordiales salutations, Geneviève Piret (présidente) Valérie Koffi (vice-présidente) Arlette Derbès-Chédel (du comité) Pierre Yvan Kern (du comité) Luz Rios (du comité)
N.B. concernant la carte de membre ci-incluse. Si vous nous en avez déjà envoyé une précédemment, ne renvoyez celle-ci QUE SI vous avez changé d'adresse ou QUE SI VOUS AVEZ MAINTENANT UNE ADRESSE E-MAIL ou UNE AUTRE ADRESSE E-MAIL ! Merci beaucoup! Comme nous n'avons pas de cotisation, cette carte nous est nécessaire pour vous compter parmi NOS MEMBRES ( 86 AUJOURD'HUI ) et plus seulement parmi nos donatrices ou donateurs. |
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pour
les enfants victimes et |
| Quand un enfant, quand un adolescent est abusé sexuellement : |
le « Kiosque » 35, bd des Tranchées 1206 Genève tél: 022 / 789 13 13 fax. 022 / 789 13 15 |
Vos dons sont les bienvenus : CCP 12-1-2 BCG Genève compte : C 1152.10.51 |
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![]() Enfant, adolescent, victime d'abus sexuels, Viens au Kiosque ! Tu pleures… Tu as honte… Tu as peur… Courage ! C’est pas ta faute ! L’adulte t’a obligé. ll faisait semblant d’être gentil ! au « Kiosque » Terre des enfants TOUS RESPECTéS, Stop à l’inceste, On te renseignera sur tes droits, on t’écoutera, on cherchera comment t’aider à sortir de là. BUS 1, 8, 20, 27 ARRÊT MUSEUM OU Tranchées |
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Le « Kiosque », c’est aussi :
qui peuvent être consultés, écoutés,
vus,
au « Kiosque ». |
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Genève, le 1er juin 2007, 3h50 La fondatrice et présidente de "Terre des femmes-Terre des enfants", a été encouragée par la lettre suivante d'une chère amie psychanalyste de Bruxelles, à publier ce que Geneviève a écrit sur la journée de l'Ascension 1958 qui est à l'origine de sa vocation à défendre de toutes ses forces, soutenues par toutes les forces de celles et de ceux qui soutiennent notre association, les enfants qui sont, aujourd'hui, malheureusement, encore victimes d'abus sexuels, mais qui, aujourd'hui, peuvent trouver du secours, heureusement! Cela nous permet de vous annoncer que cette amieest en train de préparer l'édition d'un petit livre en couleur pour enfants à partir de la brochure "Parole d'or pour sortir d'une histoire de plomb", de Geneviève. Chère Geneviève, Je viens de lire ton écrit de l'Ascension avec beaucoup de joie. Ton récit de vie est authentique, raconté avec la fraicheur et la candeur de tes 21 ans. Ce sont ces belles qualités que je retiens de toi. Ces difficultés dont tu te serais bien passée ont fait de toi ce que tu es : Publieras-tu ton témoignage sur ton site ? Je trouve qu'une femme de 70 ans qui témoigne a un poids énorme, c'est ce qui doit participer à lever les tabous dans la société. Je pourrais mettre ton témoignage sur mon site aussi, qu'en penses-tu ? ------------------------------------------------------------------------------------------ ------------------------------------------------------------------------------------------ Ce qui m'est arrivé le 15 mai 1958, j'aimerais l'écrire encore J'habitais chez mes parents, avec ma soeur qui avait 15 ans et Pour mon anniversaire, j'avais pu organiser une fête (on Treize jours plus tard, pour un événement qui n'a pas duré plus Je n'étais plus moi. Mon moi avait été Le jour de l'Ascension, normalement, Ce que je n'avais pas su, c'est que mon père n'y était pas allé Et, couchée dans mon lit, je le vois entrer dans ma chambre et Je n'avais jamais eu de relations sexuelles, ni avec un garçon, Et moi qui aurais voulu continuer à dormir, j'ai dû écouter mon il s'est mis sur moi et, instantanément, je suis devenue sidérée. Une statue. Ne pensant plus qu'à une phrase, une phrase que ma grand- Il s'est excité sur moi, son sexe entre mes jambes. Il avait Et puis, tout à coup, il s'est redressé et, assis au bord du Et, sans un mot, son envelope pleine de sperme à la main, il est Et moi, je regardais le radiateur devant lequel il avait passé, Et souvent, j'ai trouvé cette pensée que j'avais eue étrange. Ce que je savais, c'est que je n'étais plus personne. Je me Et il m'a fallu fonctionner, comme si de rien était. Et j'allais Et chaque fois que mon père se trouvait seul à la maison avec J'ai gardé ce crime secret parce que si je le disais à ma mère, Pour leur épargner cela et ne pas perdre Peney, où j'avais mes Alors, j'essayais de ne pas penser. Nous avions une télévision Un jour, à la radio, une pièce de théâtre m'a appris le mot Inceste, inceste, inceste, ... ce mot tournait dans ma tête Je ne mangeais presque plus, comme si mon estomac s'était A la rentrée universitaire, en automne 1958, ma mère, contre la C'est à lui que j'ai pu lâcher mon drame et c'est lui qui m'a sa "putapapa"! Et depuis, j'essaye de me reconstruire, avec des hauts et des Voilà ce que j'avais envie d'écrire, 49 ans après Geneviève Piret, 70 ans |
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